Comment gérer les réseaux sociaux de son enfant?

Espionner ou surveiller les réseaux sociaux de son enfant?

C’est mieux d’avoir 100 personnes qui vous aiment énormément plutôt qu’un million de personnes qui vous aiment un peu de loin.

(Brian Chesky)

Tiens, une petite anecdote pour débuter ce billet.  Il y a quelques années, une amie de mon fils lui a fait parvenir, via sa messagerie privée Facebook, une lettre qui méritait que je m’y attarde sérieusement.  Sachant que celui-ci était chez son père et qu’il ne verrait pas le message, j’ai communiqué avec la mère de la jeune fille et ai supprimé le message.  Pourquoi l’ai-je fait?  Je ne pouvais laisser mon fils agir.  Ce message devait être pris au sérieux et traité rapidement.  Il n’avait pas l’âge de gérer un tel message.  Ne vous inquiétez pas! Je lui ai fais part du message quelques jours plus tard.

Les ados utilisent fréquemment les réseaux sociaux pour se divertir et partager leur journée ou « story« .  Que ce soit sur « Facebook« , « Snapchat » ou « Instagram« , c’est incroyable de voir, lire ou entendre ce qui est publié.  Moi qui frise naturelle, j’en défrise en temps de le dire tellement j’en suis perturbé ou bouché bée.

Personnellement, je connais presque toutes les adresses courriels, identifiants ou mots de passe qu’utilisent mes enfants sur les réseaux sociaux.  Si non, juste à leur demander et ils me fournissent les réponses.  Donc, est-ce que ça veut dire que je passe mon temps à fouiller ou espionner les activités de mes enfants?  NON!  Au début de leur inscription sur Facebook, j’ai fait quelques suivis avec eux, question de m’assurer que tout allait bien.  Est-ce qu’ils acceptaient des amis(es) qu’ils connaissaient réellement?  Ma fille a déjà accepté des inconnus(es) sur un site de jeu. Je peux vous dire qu’ils ont disparus(es) assez vite.  Combien de temps passaient-ils sur Facebook?  Etc.  Aujourd’hui, je ne vais plus vraiment sur leurs réseaux, sauf s’ils me demandent d’y aller pour eux.   Cependant, je continue à faire des suivis et vérifications.

Espionner ou surveiller les réseaux, quelle est la différence?

Le parent qui espionne passe beaucoup de temps à naviguer sur les réseaux sociaux. Pourquoi?  Pour savoir si son enfant lui a menti, connaître ses nombreux amis(es), où est-il?  Que fait-il?  En fait, nous pourrions dire que c’est un parent qui manque de confiance envers son enfant, vous ne pensez pas?  Tandis que le parent qui surveille, voit à ce que son enfant navigue avec vigilance et prudence.  S’assure que son enfant soit en mesure d’utiliser ses réseaux pour de bonnes raisons.  C’est un parent qui fait confiance aux choix de son enfant.  Un parent qui surveille discute des publications de son enfant, surtout si celles-ci dérangent ou font preuve de manque de respect.  Oui, j’ai déjà demandé à mon fils de faire attention à ses fautes d’orthographes lors de publications.  Parfois, j’en saigne des yeux!

Effectivement, les enfants ont le droit d’avoir une vie privée, de partager des photos ou moments avec leurs quelques milliers d’amis(es) (les connaissez-vous tous?) et de développer leur propre identité.  Cependant, vous n’appréciez sûrement de voir votre ado en état de boisson avancé sur une vidéo ou de lire des commentaires désagréables ou intimidants sur le Facebook de votre enfant ou de voir des images assez provocantes.  Bref, un parent averti en vaut deux.

Espionner ou surveiller; telle est la question?


Un condom pour mon fils...

La fois où j’ai donné un condom à mon fils!

L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde.

(Nelson Mandela)

Hein!  Sérieux!  Donner un condom à mon fils.  Vous avez bien lu.  J’ai donné un condom à mon fils.  J’entends déjà les mécontentements et les jugements.  « Ça pas d’allure, voyons! »  « Tu l’encourages! »  Un dicton dit: « Vaut mieux prévenir que guérir! »  Honnêtement, prenez-vous le temps de bien écouter vos ados.  Peut-être que vous devriez.

Vous pourriez apprendre qu’un(e) adolescent(e) de 16 ans a vécu une relation sexuelle sans protection.  Ou un « trip » à 4 à l’âge de 13 ans.  Ou fait parti(e) d’une orgie à 15 ans.  Donc, veuillez m’excuser, mais je n’ai vraiment pas envie d’être grand-mère ou que mon fils soit atteint d’une ITSS.

D’ailleurs, selon L’Enquête québécoise sur la santé de la population,2014-2015:  pour en savoir plus sur la santé des Québécois (Tome 2) publié sur le site de L’Institut de la Statistique Québec, nous pouvons remarquer une augmentation des ITSS (Chlamydia trachomatis ou chlamydiose et infection gonococcique ou gonorrhée) chez les jeunes de plus de 15 ans.

Voici quelques statistiques que vous pouvez lire dans cette même enquête:

  • Plus d’un jeune sur 3 a ou devra passer un test de dépistage d’ITSS.
  • 66,5% des jeunes de plus de 15 ans étaient ou sont actifs sexuellement.
  • 7,1% ont eu ou ont plus de 5 partenaires.
  • 28% n’utilisent jamais le condom lors de relations (vaginales ou anales).

Selon L’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011 (Tome 1):

  • 37% des jeunes de 14 ans et plus ont ou ont eu lors premiers relations sexuelles (vaginales, anales ou orales).

Enfin, selon L’Institut de la Statistique Québec:

  • En 2016, 1400 naissances sont répertoriées pour des jeunes filles âgées entre 15 – 19 ans (comprenant aussi les moins de 14 ans).

Donc, vous ne croyez pas que les chiffres donnent matière à réflexion?  Pour ma part, OUI.  C’est votre responsabilité parentale d’éduquer votre ado peu importe le sujet. J’aime mieux savoir mon fils protégé par un condom et prêt en cas d’éventualité plutôt que d’avoir recours à des services médicaux ou autres.

 Un condom ou rien!

N.B.:  Données imprécises, fournies à titre indicatif seulement.

 

 

 


Suivez-nous!